Le dernier des tsars : Nicolas-II Romanov

Saint-Pétersbourg, Russie, 6 mai 1868 - Iekaterinbourg, Sibérie Occidentale, 17 juillet 1918
Nicolas II succède le 14 novembre 1894 à son père Alexandre III Romanov, mort en Crimée, le 20 octobre 1894. Ce sera le dernier de la lignée de Romanov qui régna sans partage durant plus de trois cent ans sur la Sainte Russie et ses vassalités. Certains prétendent que le sort des Romanov était scellé un siècle plus tôt par la secte des Illuminés de Bavière (du moins par une sous-branche de la secte) qui n'avait pas pardonné l'attitude d'Alexandre Ier qui fit preuve de mensuètude vis-à-vis de la France lors du traité de Vienne. Depuis lors, tout avait été bon pour affaiblir et discréditer cette monarchie : Nicolas Ier s'avéra être un théocrate intraitable, Alexandre II sera assassiné et Nicolas II arriva au pouvoir dès lors qu'il ne parvenait pas à quitter le jupon maternel, d'ailleurs, sa virilité fut quelque fois mise en doute malgré les faux-semblants. Son épouse allemande était tyrannique et illuminée, c'est elle, et une de ses meilleures amies, qui introduire le moine débauché surnommé Raspoutine à la cours impériale. Quel fut le rôle de ce dernier? Était-il là pour discréditer davantage les Romanov tandis que des millions de soldats russes mouraient de faim et de froid dans les tranchées occidentales face aux Allemands bien déterminés à ne pas se laisser vaincre. Raspoutine fut-il réellement assassiné en hiver 1916 par le Prince Youssoupov et jeté dans la Neva? Nul ne pourra l'affirmer réellement. Remarquons qu'un lien rassemblait Raspoutine et Staline : leur profonde conviction religieuse orthodoxe (alors que Staline prônait officiellement l'athéisme, sa mère, qui habitait près de lui, ne se gênait pas de pratiquer ouvertement son culte. Cette duplicité est à rapprocher de celle de Ceaucescu qui possédait une chapelle privée dans sa datcha en Roumanie) et leur patriotisme. On pourrait imaginer une conspiration des services secrets russes : l'Ohkrana en vue de larguer une monarchie éculée pour la remplacer par une monarchie constitutionnelle ou par une république autoritaire. Le grain de sable vint de l'ouest : Vladimir Illitch Oulianov dit "Lénine", révolutionnaire de salon, amateur de luxe et de femmes, "philosophe" marxiste était un agent à la solde de l'empereur Guillaume II d'Allemagne. Ce dernier compris que Lénine pouvait être le loup que l'on lâche dans la bergerie : la Russie avait atteint un tel état de décomposition qu'il était fin d'y envoyer un adepte du défaitisme militaire pour provoquer des désertions en masse sur le front oriental dès lors que les troupes françaises commençaient à infliger de sérieuses défaites aux Allemands. Les espoirs allemands furent comblés : non seulement les soldats russes se mirent à déserter, mais Lénine parvint à usurper le pouvoir en octobre 1917 grâce à ses bandes de terroristes bolcheviques (alliés provisoirement aux juifs qui trouvèrent là une occasion rêvée de se venger des nombreux pogroms infligés par les troupes de choc tsaristes). A peine arrivé à la tête du pays, Lénine fit signer la capitulation honteuse de Brest-Litovsk qui fit gagner d'énormes territoires à l'Allemagne (elle en conservera une bonne partie après le Traité de Versailles de 1919)