Les marionnettistes

 

Entre la Révolution bolchevique de 1917 et la chute du Mur de Berlin en 1989, les Russes et les Américains découpèrent le monde entre une partie occidentale, dirigée militairement par l'O.T.A.N. depuis 1945, et une partie orientale, dirigée, elle, par les forces du Pacte de Varsovie. De 1945 à 1989, les deux blocs vécurent apparemment dans une situation conflictuelle appelée "Guerre froide" où les conflits mondiaux étaient évités et se limitaient à quelques conflits régionaux servant de terrain d'essais pour les nouvelles armes. 

Depuis 1989, les données ont changées mais l'esprit est demeuré le même : le monde n'est gouvernable que s'il y a des "bons" d'un côté et des "mauvais" de l'autre. Après le démembrement de l'ex-U.R.S.S. orchestré par Michael GORBATCHEV et George BUSH senior, il fallait que les "ennemis" d'hier se réconcilient en se trouvant des "ennemis" communs. Cette fois, l'Europe n'est plus découpée en deux blocs, mais elle devra, coûte que coûte, être intégrée dans un nouveau bloc mondial : le "Nord" qui comprendra les États-Unis d'Amérique, la Fédération de Russie, l'Europe réunifiée tant économiquement que sous l'égide de l'O.T.A.N., le Canada, l'Islande, le Japon, Taiwan, la Corée, Singapour, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et surtout Israël. Le "Sud", vous l'aurez compris, deviendra l'ennemi du "Nord". Ce dernier tentera de détruire l'Islam diabolisé, d'affamer l'Afrique (sauf l'Afrique du Sud) et réduira l'Amérique latine en esclavage.

Cette remodélisation du monde ne s'effectua pas du jour au lendemain bien qu'il y eu des manœuvres d'approche avec les guerres chirurgicales contre l'Irak en 1992 et 1995 : il fallut attendre la terrible série d'attentats commis le mardi 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center de New-York et le Pentagone de Washington par l'intermédiaire de quatre Boeing civils des vols intérieurs américains détournés en plein vol avec pour mission s'écraser afin de faire un maximum de victimes civiles (50.000 environ). Cet électrochoc fut planifié par les "marionnettistes" qui dirigent le monde car il savent que le patriotisme américain n'a pas de limite lorsqu'il est bafoué (pour rappel, les États-Unis d'Amérique entrèrent en guerre après l'attaque de Pearl Harbourg du 7 décembre 1941 qui ne fit que 2.500 victimes).

Ces attentats vinrent à point nommé car le fidèle allié des États-Unis, Israël, s'enlisait dans une guérilla sans fin avec les Palestiniens à qui il fallu concéder du bout des lèvres quelques arpents de terre en Cisjordanie et à Gaza pour calmer quelque peu la furia islamiste dans le monde. D'un autre côté, la Russie, dirigée d'une main de fer par Vladimir POUTINE, un fervent orthodoxe et ex-membre du K.G.B. (act. F.S.B.), avait aussi quelques comptes à régler avec la mouvance islamique : l'effacement de l'humiliante défaite subie en Afghanistan peu avant la chute de l'U.R.S.S., l'éradication du terrorisme en Tchétchènie et la mise au pas des indépendantistes musulmans faisant partie de la Fédération de Russie. Dès l'annonce de l'attentat du 11 septembre 2001, il fit immédiatement remarquer au président des États-Unis, George W. BUSH junior (le fils de l'ancien président qui fut aussi directeur de la C.I.A. durant 30 ans) qu'il fallait se resserrer les coudes pour annihiler le terrorisme dans le monde et qu'il fallait faire passer le message aux Européens soupçonnés (avec raison) de laxisme dans le démembrement de l'ex-Yougoslavie où les Serbes pro-russes et orthodoxes ont été sacrifiés au profit des Kossovars musulmans et des Bosniaques majoritairement musulmans en créant, selon les dires des Russes et des orthodoxes des Balkans, une tête de pont islamique en Europe.

L'attentat en question a immédiatement et subtilement été attribué à un "fou d'Allah" : le milliardaire à la double nationalité saoudienne et yéménite, Oussama Bin Laden, alors âgé de 45 ans, ingénieur formé aux États-Unis, agent, pendant quelques années, de la C.I.A. et envoyé en Afghanistan durant la guerre entre l'Union soviétique et l'Afghanistan pour déstabiliser les troupes soviétiques n'en était pas à son premier essai mais il y a fort à parier que ses "actions" étaient téléguidées, donc connues d'avance.

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